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Au début du 20e siècle, les nouvelles découvertes technologiques enthousiasment les penseurs du monde qui commencent à imaginer un avenir radieux, fin d’une époque obscure, grâce à l’avancée de la raison. Disparition future des maladies, meilleur contrôle de la nature, démocratisation de la culture. Les machines se chargeront des travaux qui jusqu’ici asservissent les peuples. La Science répondra à toutes nos questions, résoudra tous nos problèmes… On en vint ainsi à oublier certaines notions fondamentales dont une particulière : l’imprévu. A force d’idéaliser un monde lumineux, et de tenter de remplir les trous structurant la société grâce à ces nombreuses avancées, on en oublia l’essentiel. On laissa de côté le réel, fait d’organique, de passion, d’accident, de cet autre incontrôlable. Petit à petit, ces faits commencèrent à refaire surface, entraînant de nombreuses crises dans la civilisation occidentale. 

Ainsi, les transformations de nos sociétés, suite au développement des techno-sciences, à l’explosion urbaine, à l’essor du néolibéralisme, à une crise du politique et une modernité fleurissante, pour ne citer qu’eux, nous contraignent à réinterroger la majorité de nos certitudes d’hier. 

    

     Lorsque j’ai commencé à observer les relations humaines, à comprendre la vision que l’on a de soi et de la société, j’ai remarqué une répercussion sur le bien-être social et personnel. J’ai compris qu’il ne suffisait pas, pour aider le monde et les gens, d’observer des évènements distincts, de la vie de chacun, comme de la société. J’ai fixé mon attention sur le processus psychique, qui amène des souffrances personnelles, ainsi que collective sous forme de crises sociales. Il m’est alors clairement apparu qu’au lieu de se concentrer sur une multitude d’évènements, plus ou moins complexe et hétéroclites, il me valait mieux mettre l’accent sur le sens posé sur la société et sur l’humain. D’en dessiner une carte mentale pour voir les impasses qui pouvaient dès lors, en ressortir. Partant du principe qu’avoir une meilleure compréhension du cadre culturel occidental, aide à s’en libérer, ou tout du moins à faire un pas de côté.

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 » la véritable poésie est une qualité de la vie intérieure. Alors, désormais, cessez d’abandonner la poésie aux poètes qui l’écrivent. C’est la vie que vous menez qui doit être poétique. »

Lorsque le consommateur s’éclate pour jouir, le poète se recueil pour accueillir. Le poète chante l’être. Ancrée dans la contemplation, la pensée méditative. La poésie se définit comme l’expression de l’être. Or qu’en est-il aujourd’hui de la « demeure de l’être » ? Le langage n’est-il pas en train de s’appauvrir sous les coups de boutoir de la pensée pratique (Mètis) aidée par la « pensée unique », grande pourvoyeuse d’images stéréotypées ? C’est alors au poète de résister et d’empêcher que la maison ne tombe en ruine. 

« Ce qu’il faut à présent, c’est réconcilier en nous les deux démarches (science et conscience) ; non pas nier l’une en faveur de l’autre, mais faire en sorte que l’œil qui scrute, qui analyse et qui dissèque vive en harmonie et en intelligence avec celui qui contemple et vénère […]. Nous ne pouvons pas vivre une seule démarche, à peine de devenir fou ou de nous dessécher complètement. Il nous faut apprendre à vivre maintenant en pratiquant à la fois la science et la poésie, il nous faut apprendre à garder les deux yeux ouverts en même temps. » Hubert Reeves

REMARQUE :

Le contenu de ce site vient des lectures et de la réflexion d’une personne. Ce site est donc indépendant et tente d’aller vers une objectivité sur les sujets traités. La démarche a pour orientation un éloge d’une poétique vivante comme alternative à une société mécaniste. « La vérité n’obéit pas au charisme de celui qui la professe. » L’important et d’avoir un esprit critique et connaître des visions différentes pour construire son opinion. Cela n’est pas non plus un relativisme absolu qui pousse vers la vision « chacun sa vérité », qui supprime l’importance de la compétence et de la transmission dans l’évolution sociale et personnelle. « L’enseignement qui n’entre que par les yeux et les oreilles ressemble à un repas pris en rêve » disait une sagesse chinoise. La connaissance doit s’inscrire dans le corps pour que le savoir s’intègre et puisse ainsi, amorcer un changement.  

«Il faut une grande maturité pour comprendre que l’opinion que nous défendons n’est que notre hypothèse préférée, nécessairement imparfaite, probablement transitoire, que seuls les très bornés peuvent faire passer pour une certitude ou une vérité.»  Milan Kundera.

Partant de là, je paraphraserais des inconnus en disant, redonne un sens à ta vie en y mettant de la poésie.