la métaphore de l’homme et du cercle

Un cercle est une ligne dont les 2 extrémités se rejoignent. Chez l’homme, la haine et l’amour peuvent se rejoindre, ou la bêtise et l’intelligence.  Car la bêtise n’est pas affaire de contenu, sinon elle serait simplement soluble dans un apprentissage. La bêtise est une affaire de forme, c’est croire qu’il suffit d’être intelligent pour ne plus être bête. De fait, si on tentait, pour nourrir notre intelligence, de nous symboliser tel un cercle ?

Le compas qui trace le cercle a une spécificité, c’est qu’il a 2 pointes. Une pointe qui pointe mais qui n’écrit pas et une pointe qui écrit mais qui ne pointe pas.

Je plante le compas et trace le cercle. La pointe du compas c’est la décision, le crayon du compas la réalisation. Ce qui apparait du cercle c’est ce que je suis, c’est-à-dire ce que je fais, ce que je dis, et mes attitudes apparaissent. Maintenant je peux agrandir le cercle, il suffit d’allonger le bras : ça se nomme le cercle d’influence. Mais il faut toujours planter le compas.

  • Premier constat, c’est que la pointe du compas est toujours à l’intérieur du cercle. Si la pointe du compas c’est la décision, si la pointe du compas est à l’extérieur du cercle ça veut dire que je vais exister grâce à….ou à cause de….. Alors que c’est à moi de tracer mon cercle.
  • Deuxième constat, c’est que le cercle ne peut jamais être plus petit que la pointe, ce qui veut dire qu’on ne peut jamais être plus nul que son potentiel, c’est impossible.
  • Troisième constat, quand on va pointer le compas, on va tracer le cercle à partir de là. Mes études, le choix de mon ou ma compagne sera une des pointes de mes cercles, car toute notre vie, on ne fait au final que tracer des cercles.

Alors attention, il est impossible de tracer un beau cercle à main levé, du coup, le compas c’est la structure. A l’intérieur il y a une forte décision qui sera la pointe du compas et qui va s’en servir pour réaliser son potentiel via le crayon.

Remarque : Le problème, c’est qu’il y a des gens pour qui le compas a deux pointes. Et eux quand ils se plantent, ils ne bougent plus. Et s’ils veulent exister, alors ils se retrouvent à déchirer tout ce qu’il y a autour.  Pour d’autres c’est l’inverse, leur compas a deux crayons et ils n’arrivent jamais à faire un cercle. Car dès qu’ils tentent de faire un cercle, ils en tracent un 2ème. Ce sont les personnes qui ont une double vie. Et si l’adulte erre alors l’enfant parait.

Maintenant, quand on enlève le compas, le centre du cercle ne se voit plus.  Et on passe toute notre vie à chercher le centre du cercle. Ce qui ce nomme la connaissance de soi.

Source : Y. Benchetrit