Psychosociologue, panenthéiste, j’explore les plis et les replis de l’humain, cherchant à comprendre le monde qui l’abrite et le façonne. L’anthropologie, politique et religieuse, est devenue pour moi une boussole : elle m’a appris, comme l’ont montré Georges Devereux ou Tobie Nathan, qu’aucune parole ne se détache de son terreau culturel, qu’aucun récit ne flotte hors de la trame qui l’a vu naître. Ainsi, je me suis formé à des savoirs anciens que j’ai tissés, patiemment, avec les fils de notre modernité, pour qu’ils trouvent écho et sens dans notre temps.

Mon chemin, ancré dans la psychanalyse, s’est nourri de la théorie systémique et de la psychosynthèse, plaçant au centre non pas le seul mécanisme de l’âme, mais la profondeur de son intériorité. Quinze années d’exploration analytique personnelle et un cursus en psychologie à l’université de Toulouse m’ont conduit vers une vision intégrative, où dialoguent la thérapie narrative, l’approche structurale, stratégique et existentielle, ainsi que l’écopsychologie, qui rappelle que l’humain et la Terre respirent d’un même souffle.

Dans l’esprit d’un tisserand pacificateur, j’ai créé poesie-sociale.fr : un carrefour où se rejoignent mes réflexions, mes lectures, mes rencontres, mais aussi les débats et expérimentations menés au sein de laboratoires sociaux. Ce site est nourri par le regard de mes patients, par la densité des expériences vécues et par l’incessant travail de relier les fils épars du sens. Mon engagement s’inscrit dans la lignée des voix portées par le collectif L’Appel des appels et par Malgrétout, qui, chacun à leur manière, rappellent que résister, c’est aussi rêver ensemble.


 

Ma démarche est bien exprimé par un grand philosophe nommé Socrate dans l’apologie de Socrate : « Je n’ai nul souci, de ce dont se soucient la plupart des gens : affaires d’argent, administration des biens, succès oratoires en public, magistratures, coalitions, factions politiques. Je me suis engagé, non dans cette voie…. mais dans celle où, à chacun de vous en particulier, je ferai le plus grand bien en essayant de lui persuader de se préoccuper moins de ce qu’il a que de ce qu’il est, pour se rendre aussi excellent et raisonnable que possible. » Elle peut aussi se retrouver dans un autre texte qui dit à peu prêt ceci : Faite que je sois un instrument de la paix. Là où est la haine, que je mette l’amour, là où est l’offense, que je mette le pardon, là où est la discorde, que je mette l’union. Là où est l’erreur, que je mette la vérité. Là où est le désespoir que je mette l’espérance. Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière. Là où est la tristesse, que je mette la lumière. Que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. 

 

Henri Gougaud, conteur qui parle aux âmes, a dit à peu près la même chose, lorsqu’on lui a demandé : qu’avez-vous à dire à l’Humanité ? Voici sa réponse : 

 

En grand dysorthographique que je suis, je souhaite m’excuser des fautes qui ont pu ici se glisser, je sais que chez certains cela rend la lecture compliquée, et je tente, je le promets au maximum, de les éviter.