La lutte du pouvoir d’achat contre la hausse des salaires, une belle manipulation

Pourquoi la crise économique actuelle a-t-elle pour source, entre autres, une population qui s’est faite manipuler ? Comment se fait-on avoir (encore de nos jours) pour enrichir de riches investisseurs au point d’en créer une crise économique ?

 

 Nous avons notre part de responsabilité dans ce qui arrive. C’est en baissant les bras, en diminuant les tensions qu’il y avait entre travailleurs et employeurs/investisseurs, que l’on est allé directement dans la crise que l’on vit chaque jour.

Jusqu’aux années 80 les travailleurs luttaient pour une hausse de salaire. La logique était que les travailleurs doivent pouvoir acheter ce qu’ils fabriquent. (Voir Ford) Donc, hausse de salaire : pour accéder à l’achat des objets. De là, le capital (les investisseurs) *montaient les prix pour toucher les mêmes marges. Et les travailleurs luttaient pour exiger moins de dividende au capital et ainsi acheter ce qu’ils produisent.

Puis la politique et la finance nous a bluffés par une magnifique pirouette. Au lieu d’augmenter le salaire, autant baisser les prix de ce que l’on achète, ce qui reviendra au même…

 Pas si sûr ! Le travailleur est donc devenu un consommateur, de là il perdait l’argument du travailleur qui exige de pouvoir acheter ce qu’il produit et devient un consommateur qui veut toujours plus consommer. Seulement que se passe–’il ? La politique a « lutté » pour une baisse du pouvoir d’achat (et continue…) c’est-à-dire une baisse des prix des articles en magasins. Donc les marchandises qui coûtent moins chères. Pour y arriver, cela entraîne des délocalisations pour avoir une main d’œuvre moins chère à l’étranger alors qu’ici les « salariés » (salariés, car oui nous ne sommes plus des travailleurs, mais des feignants qui touchent un salaire et qui en plus oseraient se plaindre ?) sont mal payés et ont des situations précaires sans hausse de salaire pour faire des produits pas chers. Un grand nombre de délocalisations, qui entraine de nombreux licenciements.

Pour les métiers qui ne peuvent être délocalisés, étant donné qu’il faut baisser les salaires, le système appelle à l’instauration de contrats toujours plus précaires où le travailleur ne peut se plaindre au risque de perdre son job. Les travailleurs se retrouvent donc en concurrence directe avec les sans-papiers qui auront encore plus de mal à se plaindre au risque de se faire virer du pays. Et donc le capitalisme peut geler et même baisser les salaires en expliquant que si personne ne veut le boulot, il trouvera des sans-papiers qui eux, seront prêt à le faire. (De là, création de tension et de conflit entre le peuple pour le bien du capital.) Mais qui dit baisse de revenus ou licenciement dit impossibilité de pouvoir acheter les produits. De là pour « sauver » l’économie création des crédits à la consommation.

 Malheureusement pour annuler le crédit, il faut faire repartir la consommation, qui elle, créée de plus en plus à l’étranger à bas prix (surproduction), ne peut plus être achetée dans les pays occidentaux poussant la population à vivre au-dessus de leurs moyens. Du coup les pays en voie de développement s’enrichissent, mais en étant totalement dépendants des pays occidentaux qui achètent les produits qu’ils fabriquent. Donc si les pays occidentaux s’écroulent à cause d’un effondrement économique ils entraineront avec eux les pays en voie de développement. D’où une partie d’explication d’une crise mondiale économique.